Une audience judiciaire à la Cour d'appel de Tanger a révélé des détails saisissants dans un dossier lié à des soupçons de falsification de documents administratifs et bancaires destinés à des demandes de visas pour l'espace Schengen, après que deux accusés ont confirmé devant la cour avoir remis la somme de 100 000 dirhams à un individu leur ayant promis de faciliter les procédures de voyage vers l'Europe.
La chambre criminelle de première instance a entamé, le jeudi 5 novembre 2026, l'examen du dossier dans lequel trois personnes sont poursuivies, dont une en état d'arrestation et deux en état de liberté, sur fond d'accusations liées à la falsification de documents officiels, d'attestations administratives et de documents commerciaux et bancaires, ainsi que des soupçons liés à la facilitation de l'immigration irrégulière.
Lors de l'audience, les deux accusés poursuivis en état de liberté ont nié toute participation aux opérations de falsification, affirmant avoir été victimes d'une escroquerie après avoir remis au principal accusé leurs passeports et leurs cartes d'identité nationale, ainsi que la somme d'argent mentionnée, en échange d'une aide pour l'obtention de deux visas.
Les intéressés ont expliqué avoir rencontré le principal accusé près du consulat d'Espagne à Tanger, ce qui a renforcé leur conviction, selon leurs déclarations, que les procédures suivies étaient légales, avant d'être surpris par leur interpellation et leur inclusion parmi les prévenus dans cette affaire.
En revanche, la juridiction a confronté le principal accusé à des documents présumés falsifiés, notamment un prétendu acte de mariage unissant les deux autres accusés, une attestation de travail indiquant que l'un d'eux est employé au tribunal de première instance, ainsi que des documents bancaires suspectés d'avoir été préparés pour appuyer les demandes de visa.
Le ministère public a requis l'application de la loi et le prononcé des peines maximales à l'encontre des accusés, compte tenu de la gravité des faits qui leur sont reprochés, tandis que la détermination des responsabilités individuelles reste soumise à la décision finale du tribunal.
Cette affaire met en lumière les risques liés au recours à des intermédiaires non agréés pour l'obtention de visas, surtout lorsque les promesses de faciliter le voyage se transforment en transactions financières onéreuses et en dossiers suspects, pouvant aboutir à des poursuites pénales plutôt qu'à la réalisation du rêve migratoire.
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