Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, a expliqué lors de l'examen du projet de loi de finances pour l'année 2027 devant la Commission des finances et du développement économique de la Chambre des représentants, que le gouvernement a alloué une enveloppe financière de 50 milliards de dirhams pour couvrir les dépenses du dialogue social. Il a précisé que les mesures fiscales proposées visent à soutenir les salariés des secteurs public et privé appartenant à la classe moyenne ainsi que les catégories montrant des signes de vulnérabilité. Il a souligné la nécessité d'accompagner la baisse de l'impôt sur le revenu par un dialogue social aboutissant à des mesures en faveur des salariés qui ne bénéficieront pas de cette réduction. Concernant le calcul de l'impact de la révision fiscale, le revenu imposable est déterminé après déduction des frais professionnels et des cotisations sociales, tout en tenant compte des abattements liés aux charges de famille.
Le ministre a également indiqué que le relèvement du salaire minimum de retraite englobera tous les régimes de base pour atteindre 1 700 dirhams en 2027, soit une hausse de 200 dirhams dans le secteur public et de 700 dirhams dans le secteur privé, touchant près de 557 000 bénéficiaires dont la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) prend en charge environ 70 pour cent et près de 80 pour cent du coût annuel estimé à 3,3 milliards de dirhams. Cette revalorisation se poursuivra pour atteindre 2 000 dirhams en 2028, puis 2 500 dirhams en 2029, pour arriver à 3 000 dirhams en 2030. S'y ajoute l'augmentation du taux des pensions de réversion pour les veuves afin de couvrir environ 431 000 veuves, pour un coût financier annuel de 7,33 milliards de dirhams réparti entre la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, le Régime Collectif d'Allocation de Retraite (RCAR) et les régimes des pensions civiles et militaires.
Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir !