Tunis – Mardi 3 novembre 2026
Dans une démarche illustrant la volonté continue de la présidence tunisienne de porter le dossier du recouvrement des fonds publics au premierplan de la scène politique et économique, le président tunisien Kais Saied a réaffirmé que les droits financiers du peuple tunisien ne sauraient faire l'objet de marchandage ou de compromission, insistant sur la nécessité d'accélérer les procédures de conciliation pénale et d'éliminer les obstacles entravant la restitution des fonds dus à l'État, qu'ils se trouvent à l'intérieur ou à l'extérieur du pays.
Ces déclarations du chef de l'État sont intervenues lors de son entretien, lundi 2 novembre 2026 au Palais de Carthage, avec le président de la Commission nationale de conciliation pénale, Ali Abbas. Les deux parties ont examiné l'état d'avancement des travaux de la commission ainsi que les évolutions liées à l'application des nouvelles modifications juridiques, notamment le décret-loi n° 2 de l'année 2026 publié le 30 septembre dernier, qui a introduit des amendements au cadre juridique régissant la conciliation pénale et l'affectation de ses revenus.
Selon l'agence de presse Tunis Afrique Presse (TAP), Kais Saied a souligné que l'initiative de conciliation pénale avait fait l'objet, dès son lancement, de tentatives répétées de obstruction, estimant que les récents amendements visent à perfectionner les mécanismes procéduraux et à faciliter le traitement des dossiers, sans que cette flexibilité juridique ne se transforme en un moyen de renoncer aux droits financiers de l'État.
Le président tunisien a martelé que les fonds dont il réclame la restitution constituent un droit légitime du peuple et que le passage des années ne saurait justifier l'extinction de ces droits, affirmant que les portes du règlement amiable demeurent ouvertes aux personnes concernées désireuses de régulariser leur situation conformément à la loi.
Le dossier de la conciliation pénale constitue l'un des volets majeurs sur lesquels comptent les autorités tunisiennes pour renforcer les ressources de l'État, à travers des règlements juridiques conclus avec les parties impliquées dans des affaires financières et économiques, en contrepartie de l'affectation des revenus escomptés au soutien de projets et programmes d'utilité publique.
Ces développements surviennent dans un contexte de défis économiques et financiers auxquels fait face la Tunisie, conférant un intérêt accru à la question du recouvrement des avoirs et à l'obtention de résultats tangibles dans ce dossier. En effet, le succès de cette initiative demeurera tributaire du volume des fonds effectivement récupérés, de la transparence des procédures et de l'impact des résultats sur la situation socio-économique des citoyens.
Entre la fermeté présidentielle sur la non-compromission des deniers publics et la nécessité d'accélérer les procédures juridiques, l'enjeu primordial demeure la traduction des orientations politiques en résultats pratiques et mesurables, garantissant la protection des deniers publics et consolidant la confiance dans les institutions tunisiennes.
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