La chambre criminelle d'appel près la Cour d'appel de Tanger a tranché, à l'aube du vendredi 6 novembre 2026, l'une des affaires ayant suscité une vive controverse au sein de la société marocaine et sur les plateformes de réseaux sociaux. La cour a confirmé la peine prononcée à l'encontre du créateur de contenu connu sous le pseudonyme « Moulinex », le condamnant à six ans de prison ferme, tout en réduisant la peine de la mère de l'influenceur Adam Benchakroun de six ans à cinq ans de prison ferme.
Cette décision intervient au terme d'un processus judiciaire marqué par des audiences et des plaidoiries au cours desquelles le tribunal a examiné les détails du dossier, lié à des accusations de traite d'êtres humains et d'exploitation de mineur, ainsi que d'autres chefs d'inculpation inclus dans les poursuites judiciaires. La chambre avait décidé de tenir la dernière audience à huis clos, compte tenu de la sensibilité des faits exposés et de leur lien avec un mineur.
Le même tribunal avait rendu, en avril dernier, son jugement en première instance, condamnant les accusés à six ans de prison ferme chacun, assortis d'une amende d'un million de dirhams pour chaque prévenu, avant que le dossier ne passe à l'étape de l'appel, qui s'est soldée par la confirmation de la peine de prison pour « Moulinex » et son allègement d'un an pour la mère d'Adam Benchakroun.
Cette affaire remet au premier plan la problématique de la protection des mineurs contre l'exploitation dans l'espace numérique, ainsi que la responsabilité juridique découlant de pratiques qui dépassent le cadre de la création de contenu pour porter atteinte aux droits et à la dignité des enfants, dans un contexte marqué par la prolifération des réseaux sociaux et leur influence croissante sur les jeunes générations.
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