Le groupe Emirates a réalisé un bénéfice après impôts de 3,6 milliards de dirhams (1,0 milliard de dollars) au premier semestre de son exercice financier 2026-2027, soit les six mois clos le 30 septembre 2026. Le même jour, l'or a entamé les échanges du samedi 7 novembre sur les marchés émiratis en baisse. Si les contextes diffèrent, ils sont tous deux sous-tendus par une même réalité : les tensions régionales qui pèsent sur l'énergie, l'aviation et les métaux.
Les chiffres du groupe révèlent une résilience manifeste, mais à un coût élevé. Son bénéfice avant impôts a atteint 4,1 milliards de dirhams. Quant à la compagnie Emirates Airline seule, elle a enregistré un bénéfice avant impôts de 3,7 milliards de dirhams, soit une baisse de 68 % par rapport à la même période de l'année précédente.
Les revenus de la compagnie ont reculé de 13 % pour s'établir à 56,9 milliards de dirhams (15,5 milliards de dollars). Le groupe attribue ce résultat au conflit dans la région du Golfe, dont les effets se sont fait sentir tout au long du semestre, ainsi qu'à la hausse des prix du carburant aviation. Le fret aérien a constitué un soutien majeur aux revenus, compensant une partie des pertes liées au transport de passagers.
Le trafic aérien régional reste perturbé à ce jour. Les vols entre les Émirats arabes unis et l'Iran sont suspendus, et Etihad Airways a interrompu ses liaisons entre Abou Dabi et Riyad ainsi que Dammam jusqu'au 19 novembre. Cela signifie que les pressions du premier semestre pourraient se prolonger sur le second.
Sur le marché de l'or, la tendance était différente. Le gramme d'or 24 carats s'est établi à environ 487,50 dirhams, et le 22 carats à environ 451,50 dirhams. Le 21 carats, le plus échangé, a atteint environ 432,75 dirhams, tandis que le 18 carats a atteint 371 dirhams.
Ce repli fait suite à la baisse de l'once sur les marchés mondiaux lors des échanges de vendredi. Les prix de l'or aux Émirats fluctuent en fonction du cours de l'once, du dollar américain et des décisions de taux de la Réserve fédérale américaine. Ils sont également influencés par l'évolution des marchés de l'énergie et les événements géopolitiques.
Il est frappant de constater que l'or est généralement considéré comme une valeur refuge en période de tension ; pourtant, il a reculé malgré les récentes frappes américaines près de l'île de Qeshm et du détroit d'Ormuz. Cela indique que les facteurs liés au dollar et aux taux d'intérêt ont, au moins temporairement, pris le pas sur le facteur des risques politiques.
Ces deux scénarios offrent une lecture équilibrée de l'économie émiratie. Les grandes entreprises parviennent à rester rentables malgré la hausse des coûts et le recul de la demande. Quant aux consommateurs et aux investisseurs, ils voient dans la baisse de l'or une opportunité d'achat, bien que les prix restent exposés à des fluctuations rapides.
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