Le Centre de recherche en informatique quantique de l'institut Riken au Japon a annoncé, le 18 octobre 2026, une innovation architecturale qui permet de diriger des impulsions micro-ondes parallèles pour contrôler des matrices de qubits de spin piégés dans des points quantiques au sein de plaques de silicium pur.
Les résultats ont été publiés dans la revue Nature Physics, documentant la résolution du dilemme technique qui empêchait d'augmenter le nombre de qubits sur une seule puce en raison des interférences électromagnétiques et de la perte de cohérence quantique lors de l'émission de fréquences de fonctionnement proches.
Le système a appliqué des conceptions géométriques précises dans des couches de silicium-28 purifié isotopiquement, fabriquant les grilles de contrôle nanométriques par l'intermédiaire de lignes de production de semiconducteurs standard d'un diamètre de 300 millimètres, approuvées dans les usines de puces traditionnelles.
Les ingénieurs ont réussi à implémenter des portes logiques quantiques à deux qubits sur 6 qubits simultanément et avec une précision de contrôle de 99,5 pour cent, réduisant le niveau d'interférence magnétique croisée à moins de 0,1 pour cent, ce qui se situe dans les marges nécessaires pour appliquer des codes de correction d'erreurs quantiques.
Cette avancée revêt un poids industriel et stratégique considérable en éliminant la nécessité d'installer des centaines de câbles d'interconnexion individuels complexes à l'intérieur de réfrigérateurs à dilution ultracryogéniques, les remplaçant par un système de lignes de transmission multiplexées et compactes. Cela améliore les perspectives de fabrication de processeurs quantiques intégrant des milliers de qubits de spin résistants au bruit à grande échelle commerciale, soutenant ainsi les applications de simulation moléculaire et d'innovation dans les nanomatériaux.
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