La vie chère frappe à la porte.. Le gouvernement marocain va-t-il agir pour éviter la contagion française ?
Ce qui se passe actuellement en France, avec des affrontements sanglants et violents pour protester contre la cherté de la vie, la dégradation du pouvoir d'achat et du quotidien des citoyens, n'est pas un simple fait divers dans les bulletins d'information. C'est un signal d'alarme retentissant qui avertit tous les gouvernements, y compris l'exécutif marocain, que la patience des peuples a des limites.
Ce que nous observons dans les rues françaises, en dépit de ce que l'on dit de l'État-providence là-bas, confirme une seule et unique réalité : lorsque la cherté touche les vivres du citoyen, ni les slogans ni les justifications du marché international ne servent à rien.
Par conséquent, le gouvernement marocain est appelé aujourd'hui, plus que jamais, à apporter des modifications urgentes aux orientations du projet de loi de finances actuel. Ce qui est exigé, ce ne sont pas des chiffres comptables figés, mais des mesures courageuses et concrètes pour freiner la flambée des prix, rehausser le plafond de l'aide sociale directe, protéger la classe moyenne érodée et la classe pauvre écrasée.
Mieux vaut prévenir que guérir.
Le gouvernement actuel connaîtra de grandes difficultés dans les mois à venir. Il a devant lui deux choix, et pas un troisième : soit il est un véritable gouvernement de salut, qui prend position pour le citoyen, revoit ses priorités et frappe d'une main de fer les spéculateurs et les monopolistes,
soit il sera contaminé par la vague de contestations, et il sera alors difficile de l'arrêter, car la faim ne connaît pas la langue du dialogue et la cherté n'attend pas les communiqués rassurants.
L'enjeu aujourd'hui n'est pas d'adopter un budget, mais de sauver la confiance...
#Par Younes Nouira
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